Il lato nascosto delle cose / Le côté caché des choses / The hidden side of things

“Di me, solo questo era visibile e io sapevo accontentarmi dell’oscurità” (Misure variabili, in Punti e interrogativi, p. 8)

La notte si illumina di mille vetrine scintillanti. Il rantolo dell’aria condizionata, sempre troppo ghiacciata rispetto all’esterno, non scoraggia i clienti e anzi, garantisce loro frescura. Anche di notte, in Oman si lavora. Un susseguirsi di negozi vendono, riparano, ristorano, puliscono, confezionano. Mercanzia di vario genere e tanti, tantissimi gioielli, macchine da cucire o gomme forate, coffee shops, car wash, ladies o gentleman tailoring. Basta un’occhiata alla vetrina per capire la specialità di ciascuno. Anche nei luoghi più remoti.

Questo è il lato visibile delle cose.

E poi c’è quello nascosto.

Le donne sono vestite di lunghe abaya nere che ne celano il corpo, mentre si susseguono vetrine che vendono, ma soprattutto confezionano, abiti femminili colorati, scintillanti, a paillettes, pur rigorosamente lunghi e coprenti. Un tripudio di colori affascinante come il lato visibile di questo paese tranquillo e accogliente.

Mentre osservo le vetrine inizio a percepire un paradosso. Tento di ricordare donne che portano quel genere di abiti. Ribobino il film dei giorni trascorsi in Oman e vedo solo donne in nero. Donne che nemmeno in spiaggia si separano dalla tenuta tradizionale. Donne che portano addirittura mascherine di vario genere, nascondendo anche il volto.

La domanda mi brucia: dove sono le donne che hanno comprato questi arcobaleni? Devono esistere. Il numero di atelier è impressionante, zone intere dedicate ai sarti per donne, oltre a quelli che propongono la tunica tradizionale maschile di colore bianco o chiaro, la dishdasha. E se i sarti prosperano, certamente le donne si fanno confezionare quegli abiti. Mi astengo dal porre la domanda direttamente ai sarti, entrare nei loro atelier multicolore mi indurrebbe in tentazione. Ma la pongo agli impiegati dell’albergo. Mi rispondono con un sorriso che pare perdonare la mia ingenuità: in casa, per le feste. Lo sospettavo. Me lo confermano le letture. E il ricordo di mia figlia, mamma, ma non l’hai notata quella donna oggi mentre sbrigavi il check-in? No, amore, dimmi. Sotto portava vestiti normali. Benedetta figliola, hai visto giusto allora. C’è un lato nascosto delle cose.

Quello visibile, invasivo, folgorante, è nero – malgrado non si vedano che rarissimi sarti di abaya. Nero che significa modestia, volontà di non apparire (o forse di sparire), uniformità e probabilmente anche, grazie a ciò, protezione. La tradizione delle donne in nero è più che mai ancorata nella società omanita. Esse colonizzano i luoghi, visibili ma discrete, nella calura soffocante. Nemmeno l’acqua limpida e fresca dei wadi riesce a corromperle.

Beati gli uomini, le cui dishdasha sono sempre candidamente bianche o tuttalpiù beige o marroni, ma con una caratteristica comune: mai sporche e sempre stirate con cura. Merito delle lavanderie pubbliche. Se ne vedono per strada, il loro lavoro è visibile. E se ce ne fosse uno nascosto, quello delle donne?

 

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Le côté caché des choses

La nuit s’illumine de mille vitrines scintillantes. Le bruit de l’air conditionné ne décourage pas les clients. Bien au contraire. Même la nuit, on travaille à Oman. De nombreux magasins ou ateliers vendent, réparent, nourrissent, nettoient, confectionnent. Il s’agit de produits différents et de beaucoup de bijoux, machines à coudre, pneus, coffee shops, car wash, ladies o gentleman tailoring. Il suffit de jeter un coup d’œil aux vitrines pour comprendre les compétences offertes par chacune.

Ceci est le côté visible des choses.

Mais il y a un côté caché.

Les femmes sont habillées dans des longues tuniques noires, les abayas, qui cachent leur corps, alors que d’innombrables vitrines vendent, mais surtout confectionnent, des habits de femme colorés, scintillants, à paillettes, bien que rigoureusement longs et couvrants. Un arc-en-ciel de couleurs fascinant comme le côté visible de ce pays accueillant et paisible.

Pendant que j’observe les vitrines, un paradoxe me hante. J’essaie de me souvenir des femmes avec de tels habits. Et je n’en vois guère. Il n’y a que des femmes en noir. Des femmes qui ne quittent pas leur tenue traditionnelle, même pas sur la plage. Des femmes qui portent des masques pour le visage.

La question se fait pressante: où sont les femmes qui achètent ces vêtements ? Elles doivent bien exister. Comment justifier autant de tailleurs d’habits colorés, autrement ? Le nombre d’atelier est impressionnant. Mais que des rares confectionnent des dishdasha, la tunique traditionnelle des hommes, blanche ou claire, ou les abayas noires. Je me retiens de poser la question aux tailleurs, entrer dans leurs ateliers serait bien trop tentant. Mais je la pose aux employés d’un hôtel. Ils me répondent avec un sourire qui semble pardonner ma naïveté : à la maison, pour les fêtes. Je m’en doutais. Les lectures me le confirment. Et le souvenir de ma fille, maman, tu n’as donc pas remarqué cette femme à côté de toi à l’enregistrement? Non mon amour, dis-moi. Sous la tunique, elle portait des habits comme les nôtres. Bien vu ma chérie. Il y a donc un côté caché des choses.

Le côté visible, invasif, fulgurant, est noir. Cette couleur signifie modestie, volonté de ne pas paraître (ou peut-être même disparaître), uniformité et probablement, grâce à tout cela, une certaine protection. La tradition des femmes en noir est plus que jamais ancrée dans la société. Elles colonisent les lieux, visibles mais discrètes, dans la chaleur étouffante. Même pas les eaux claires et fraîches dans les wadis les font craquer.

J’envie les hommes, dont les dishdasha sont blanches ou tout au plus beige, mais avec une particularité en commun: toujours propres et bien repassées. Tout cela grâce aux buanderies publiques, qui font un travail bien fait et visible. Et s’il y avait un côté caché, comme le travail invisible des femmes ?

 

The hidden side of things

The lights of a thousand shops make the night shine. The wheeze of the air conditioning, always too cold, doesn’t discourage customers from entering. On the contrary. It’s late in the evening, yet Omani’s shops are still at work. They repair, buy, clean, offer food, jewellery, tyres. Coffee shops, car wash, ladies o gentleman tailoring. I understand what they offer at a simple glance.

This is the visible side of things.

Then, there is the hidden one.

Women wear long, black abayas covering their bodies. The contrast between them and the tailors selling beautifully coloured dresses is striking. This is the visible side of this beautiful, peaceful country. I try to recall women wearing colourful dresses. Yet I can’t see any of them. Only women in black. Women who won’t quit their long black dress even on the seaside. Women who wear face masks. I couldn’t miss them, for sure.

Therefore, I keep asking myself where and when women where these dresses. I can’t help asking the employees at the reception, whose smile seems to pardon my gullibility. At home, to celebrate. I knew that somehow. Books confirm this feeling. And my daughter too, mummy didn’t you notice that woman at the reception? No, sweetie, tell me please. She was wearing normal clothes under the abaya. Good God, you got it long before me, my dear: there is a hidden side of things.

The visible one is strikingly black. Although there are just a few abayas’ tailors. Black means modesty, willing not to appear (or maybe disappear), uniformity and protection. Therefore, the tradition of women in black is still very alive. They are everywhere, visible but discreet, defying the unbearable heat. How can they manage? I wonder. I very much envy the men, whose dishdashas are white or light brown. And always perfectly clean and ironed. Well, that’s what the public laundries are for. They’re out there, visible. Alternatively, we should thank the invisible work of women. Who knows?

 

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