Solitudine di donna / Solitude de femmes / The loneliness of a woman

“Io le ho uccise, Padre. Con queste mie mani” (La lettera G, p. 51, Tufani editrice)

Si è parlato, negli scorsi giorni in Francia, del ritrovamento dei corpi congelati di tre neonati. L’infanticidio da parte materna non è un argomento nuovo e, come sempre, suscita orrore. E, certamente, i fatti sono gravi. Gravissimi.

Ma non starò a disquisire sul perché la donna non avesse usato contraccettivi. Né del perché non abbia abortito. Né se, come in altri casi, fosse vittima di incesto. Tutto questo sarebbe ovvio per chi, come me, come voi, vive un’altra situazione personale. Parliamo piuttosto di ciò che non è ovvio. Delle domande aperte.

Come ha potuto fare tutto da sola, senza che nessuno si accorgesse di niente? Lei, come le altre che hanno potuto nascondere per anni il crimine, perché non ha chiesto aiuto? Al padre dei figli, a un famigliare, a un’amica, a un consultorio o a un medico? Per sua stessa dichiarazione, infatti, il padre di questi neonati “non ne ha mai saputo niente”. O, in altri casi, si sospetta che sapesse, ma ha lasciato fare, o che avesse interesse a nascondere il fatto. Ad ogni modo, nessun famigliare, amico o vicino di casa, si è reso conto delle gravidanze ripetute o dei parti. Ovvero nemmeno dei lati più chiari, più “visibili” di queste oscure faccende.

Con tutto l’orrore che queste vicende mi ispirano, ammetto di provare anche pena e tristezza per queste donne. Si tratta di drammi personali, certo. Ma non solo. Sono anche drammi femminili e di società, perché da storie come queste intuiamo che mettere al mondo un figlio e allevarlo è ancora troppo spesso un affare di donna, che alcune affrontano completamente sole. Con le conseguenze del caso.

È su questa immensa solitudine di donna che, al di là dei fatti cruenti, io rifletterò.

 

Solitude de femme

On a parlé la semaine passée en France du cas de la femme qui a tué trois de ses nouveau-nés et en a congelé les corps pour les cacher. L’infanticide n’est pas une nouveauté et, comme toujours, il suscite des sentiments d’horreur. Certainement les faits sont graves. Gravissimes.

Mais je ne souhaite pas me pencher sur les raisons qui lui ont empêché d’utiliser des contraceptifs, ni des raisons pour lesquelles elle n’a pas avorté. Ni si, comme dans d’autres cas, elle avait été victime d’inceste. Toutes ces possibilités auraient été envisageables pour moi, pour vous, qui avons une autre situation personnelle. Il est aussi évident que Madame risque la prison à perpétuité. Parlons de ce qui n’est pas évident. Des questions ouvertes.

Comment a-t-elle pu agir toute seule, sans que personne ne remarque quoi que ce soit ? Elle comme d’autres, d’ailleurs. Pourquoi n’a-t-elle pas demandé de l’aide ? Au père des enfants, à un parent, une amie, un médecin ? Selon sa propre déclaration, en fait, le père « n’en savait rien ». Dans d’autres cas il suspectait peut-être, mais faire semblant de ne rien savoir lui convenait. Ou bien il avait intérêt à ce que personne ne sache. De toute façon, aucun membre de la famille, amis ou voisin, ne s’est rendu compte des grossesses répétés ou des accouchements. C’est-à-dire, de ce qui est « visible ».

Toute l’horreur que ces faits m’inspirent ne m’empêche pas d’éprouver une profonde pitié, une tristesse même, pour elle. Car le drame de ces femmes est certes personnel, mais également féminin et de société. C’est en écoutant ces histoires que je me rends compte encore une fois que ce qui concerne mettre au monde et élever un enfant est encore trop souvent la seule affaire des femmes. Et certaines y font face seules, trop seules pour prendre les bonnes décisions.

C’est sur cette immense solitude de femme que, au-delà des terribles faits, je réfléchirai.

 

A lonely woman

The recent French case of a woman who killed her three new-borns, hiding the corpses in a refrigerator at work, is one of many, and yet….

Facts are horrible, indeed. Yet we will not discuss why the woman did not use contraceptives, nor why she did not choose abortion. This could concern me, or you, who lead completely different lives. We will not talk here about the obvious, like the fact that she is risking life imprisonment. We will talk about what is not that obvious. About the unanswered questions.

How could she do all this alone? Why did she not ask for help? Ask the father of the children, for example. Or a relative, a friend, a doctor? The father affirmed not knowing anything about the pregnancies. Nor did the neighbours or her friends, to whom she apparently managed to hide the pregnancies and the births. However, pregnancy and childbearing are obvious, so is it plausible that nobody ever noticed anything?

Despite the horror of the situation, I admit feeling sorry for these women. Because theirs is a personal drama, for sure, but also a feminine one and one which concerns our society. For hearing stories like this one, it becomes even clearer that giving birth and raising children is a burden still mostly carried by women.

Some of them face it all alone, sometimes making bad decisions.

Being unable to change the course of her life, I will muse over the immense loneliness of this woman.

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