DONNE E ALTE CARICHE DI STATO / Femmes dans les hautes spheres de la politique / Finally a woman president?

Hillary Rodham Clinton si è ufficialmente candidata all’investitura per le primarie statunitensi. Ce la farà, questa volta? Nel 2007, quando si era presentata contro l’attuale presidente, mi ero cinicamente fatta la seguente riflessione: ora vedremo se negli USA c’è più sessismo o più razzismo. La risposta la conoscete. Ma è tempo che vi sia una (prima) presidentessa statunitense e Hillary – al di là di ogni divergenza politica – possiede i requisiti necessari. 24 anni dopo aver sostenuto suo marito, 8 anni dopo aver servito fedelmente Obama, per lei è l’ora della verità. O tra un anno, o forse mai più, perché ha quasi 70 anni. Io me ne rallegro.

La sola nota “negativa” è il suo passato come “moglie di”: per quella che ambisce ad essere la “campionessa degli americani” (e soprattutto delle americane) avrei preferito che questa donna assai incredibile non fosse legata a nessun nome importante, per poter essere valutata esclusivamente sulla base della sua statura politica. Avrei preferito che fosse arrivata lì tutta da sola, insomma, contando solo sulle sue forze (ma in fondo non importa, ci sono stati anche dei “figli di”) Sarebbe stato il migliore esempio per tutte le donne ma, dato che è impossibile, ci si accontenterebbe anche semplicemente di una sua elezione. Un bel sogno, quello della prima presidentessa degli USA. Sogno che mai più di oggi è vicino a diventare realtà. Il secondo mandato democratico, la ripresa economica… sono carte a suo favore (ricordate il motto del suo illustre marito: “it’s the economy, stupid”?).

Sì, mai come oggi Hillary ce la può fare.Tuttavia, non dobbiamo dimenticare che le donne che possono sperare in un simile, brillante percorso, sono e restano una minoranza. Non la norma, non il segnale che le cose sono cambiate, ma perlomeno la rassicurazione che, sebbene difficile, tutto ciò sia diventato possibile. Per la sorte di tante altre, molto più sfavorite, c’è invece ancora molto da fare.

Des femmes dans les hautes sphères du pouvoir politique

Hillary Rodham Clinton s’est officiellement portée candidate pour les primaires aux Etats Unis. Va-t-elle réussir, cette fois-ci ? En 2007, lors de sa première candidature contre l’actuel président, je m’étais fait avec un peu de cynisme la réflexion suivante: nous allons donc voir si les EU sont plus sexistes ou bien plus racistes. On connait la réponse. Il est temps que les EU aient leur première présidente et Hillary – même si on ne partage pas ses convictions politiques – possède tous ce qu’il faut pour occuper ce poste. 24 ans après avoir soutenu son mari, 8 ans après avoir fidèlement servi sous Obama, c’est à son tour de briguer la charge et ce sera probablement sa dernière chance (car elle a désormais presque 70 ans). Je m’en réjouis.

La seule note « négative » est son passé en tant que « femme de ». J’aurais préféré que cette femme incroyable ne soit pas liée à un nom important, pour qu’on n’évalue que ses capacités politiques. En clair, j’aurais préféré qu’elle y arrive toute seule, sans compter sur la renommée acquise lors qu’elle était First Lady. Mais après tout, il y bien eu des « fils de », alors on s’en fiche un peu. Comme cela n’est pas possible, je me contenterai de son élection. C’est un beau rêve qui pourrait enfin devenir réalité. Le deuxième mandant démocrate, la reprise économique, voilà des facteurs qui jouent en sa faveur comme cela a été le cas pour son illustre de mari quand il déclarait « it’s the economy, stupid ».

Oui, jamais une femme n’a été aussi près du but. Hillary peut réussir et être l’exemple pour toutes les femmes (leur championne, comme elle le dit). Cependant, il ne faut pas oublier que les femmes pouvant accéder à un tel parcours d’exception sont une minorité. Ce n’est donc pas le signal que tout a changé, mais il nous rassure que cela est bel et bien possible. Quant au sort de maintes autres femmes, bien plus défavorisées, la situation n’est guère aussi réjouissante.

(Le livre de la journaliste Christine Ochkrent, Le livre noir de la condition des femmes, pourra vous éclairer davantage).

(Finally) A Woman as US President ?

Hillary Rodham Clinton is officially a candidate for the primaries. Will she succeed, this time? In 2007 I cynically thought: well, we’ll see if in the US there are more sexists or racists. We know the answer. So, now it is high time Americans have a woman president and Hillary, though one might not share her political views, certainly has all the required competences. 24 years after helping at her husband’s side, 8 years serving under the Obama administration, it might be her turn. It is now or never. I would be happy if she were to make it.

To my mind, the only “negative” thing is her having been “wife of”. This can cast a doubt whether she could be in this position if she had not been First Lady. But who cares? There have been “sons of”, after all. Yet the American champion (most of all the champion of American women) need to be a perfect example for women. Since this is impossible, I need to be content with her election. It seems like a dream, but it is closer than ever to becoming reality: the second democratic mandate, economy getting better… these are indeed important factors (remember? it’s the economy, stupid.)

Yes, Hillary can make it and hopefully she will. Nevertheless, we should not forget that women who can hope to go that far are rare ones. Things have not changed that much for less privileged women, who are – let us be aware of it – still the majority.

 

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CORDE INVISIBILI / Chaînes invisibles / Invisible chains

“Senza il marito, si sentiva sperduta.” (La lettera G, p. 156)

Sento un generale accordo sul fatto che l’indipendenza economica delle donne abbia portato, negli ultimi decenni, all’aumento dei divorzi. Si tratta di una generalizzazione grossolana che equipara  l’emancipazione femminile all’occupazione di un posto di lavoro remunerato, senza tenere in considerazione altre variabili più complicate (a tal proposito vi invito a leggere la sezione Femmes Parlantes, argomenti n. 5/6). Alcune precisazioni sono quindi necessarie.

L’indipendenza economica delle donne è certamente un fattore di divorzio. Libere dalla paura dell’indigenza, le donne intrappolate in relazioni insoddisfacenti o difficili hanno un freno in meno, se vogliono partire. E fortunatamente molte lo fanno. Ma vi sono altri freni. Altre corde. Altre catene. Le vere ragioni per le quali una donna non lascia il compagno sono la dipendenza psicologica (che deriva da una bassa autostima) e il condizionamento al sacrificio (dal quale derivano il senso di colpa verso i figli, il tenere duro, il giustificare, il perdonare, ecc.). Se la dipendenza finanziaria si aggiunge a una di queste, la situazione è disperata. Ma se le prime esistono, non c’è nulla da fare. Conosco alcune donne che per poter divorziare si sono cercate un lavoro remunerato, e molte di più che lavorano, ma che restano in una relazione insoddisfacente malgrado abbiano i mezzi per mantenersi. La realtà delle seconde è peggiore, perché proprio lavorare fuori casa fa credere loro di essere emancipate, lasciandole crogiolare in una pericolosa illusione.

L’emancipazione è ben altro che avere un lavoro e un uomo che non ti maltratta fisicamente. Riguarda anche dinamiche – meno concrete ma non per questo meno subdole – che è necessario identificare e eliminare. Qualunque esse siano, sono tutte corde invisibili. Perciò vanno tagliate. Solo così si può distinguere tra un sano compromesso, necessario per il funzionamento di una relazione, e il compromesso unilaterale e malsano che ha il gusto di rassegnazione, frustrazione e paura.

Chaînes invisibles

On s’accorde à affirmer que l’indépendance économique des femmes est la cause de l’augmentation des divorces. A mon avis, il s’agit une généralisation qui inscrit l’émancipation des femmes dans une pure et simple logique de travail, alors que bien d’autres facteurs doivent être considérés (à ce propos, lisez les points 5/6 de Femmes parlantes).

L’indépendance économique des femmes est certainement une cause de divorce. Libre de la peur de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins, les femmes qui vivent des relations insatisfaisantes ou difficiles n’ont plus cet obstacle devant elles. Beaucoup en profitent et quittent leurs partenaires. Mais il y a bien d’autres obstacles. Les chaînes qui emprisonnent les femmes, c’est-à-dire les raisons pour lesquelles elles restent, sont la dépendance psychologique (issue d’une faible estime de soi) et le conditionnement au sacrifice (duquel découlent la culpabilité, pardonner, justifier, assumer, etc.). Si la dépendance économique se rajoute, tout est perdu. Mais si la dépendance psychologique et les conditionnements sont à l’œuvre, une femme ne quittera pas son partenaire. Je connais quelques femmes qui, afin de divorcer, ont cherché un travail payé. Et beaucoup plus qui travaillent déjà, mais qui acceptent une relation insatisfaisante. La réalité pour celles-là est bien pire, et cela car avoir un travail rémunéré leur fait miroiter la dangereuse illusion d’être des femmes libérées.

L’émancipation n’est se réduit pas à un travail et à un homme qui bat pas sa femme. Elle se joue sur la compréhension de certaines dynamiques – moins concrètes mais également dangereuses – il nous faut déjouer afin de nous affranchir. Peu importe quelles chaînes nous emprisonnent, il faut s’en défaire. Celle-ci est la seule façon de comprendre la différence entre un compromis sain et nécessaire au bon fonctionnement d’une relation, et un compromis injuste, qui fait plonger dans la frustration, le mécontentement et la peur.

Breaking free from our invisible chains

People tend to agree on the fact that the divorce rate has risen because of the economic independency of women. While this is certainly true, it is not the only reason (please read 5/6 in the Femmes Parlantes section). Believing this is the only cause is quite a gross generalisation, which equates women’s liberation to holding a paid job.

Yet it is true that women, finally free from fear of not being able to earn a living with their own means, have less chains that tie them to an unsatisfactory relationship. But there are other chains. The true reasons why women don’t quit their partners are psychological dependency (due to low self-esteem) and conditioning to sacrifice (which leads to qualms of conscience, justifications, forgiving, holding on, staying for children, etc.). If economic dependency adds up to these two, everything is lost. But if the two exist, a woman will indeed stay. I know some women who looked for a job in order to divorce, but much more who already have one, yet they stay. For the latter, the situation is much worse, as holding a paid job leads them to think they are independent.

This is a dangerous way of thinking: being a free person means much more than having a job and a man who does not beat you. It means understanding and getting rid of some dynamics. No matter which, they are all invisible chains. Without them it will be possible to understand if the compromise to make a relationship work is minor, or if it tastes like resignation, frustration and fear.

LA CORDA TAGLIATA /Chaînes déchirées / Broken chains

“Non aveva visto quella morte come un recinto aperto, dal quale poter sfuggire” (La lettera G, p. 156)

Riprendo brevemente il commento di Eveline al post di dicembre “Riscrivere la propria favola”, dove si parla di un elefantino che nemmeno da adulto grande e forte riesce a liberarsi della corda che gli limita i movimenti.

Anche noi voi viviamo legate/i a corde invisibili. Molto spesso abbiamo la falsa certezza che queste catene non siano spezzabili. Ma la realtà è che non le vogliamo rompere perchè malgrado tutto esse ci danno sicurezza.

Sicurezza che perdiamo nel momento in cui la corda viene recisa. Ciò può accadere a seguito di un evento doloroso: un divorzio, una malattia, un cambiamento globale della situazione, persino un decesso. Spesso dobbiamo affrontare una perdita, fisica o metaforica, il più delle volte subita, o perlomeno assolutamente necessaria.

Spezzare quella corda non è affatto facile. Ma come ci dice Eveline, quando si spezza, c’è un’opportunità da cogliere. Ogni volta che ci troviamo dinnanzi a una situazione difficile, chiediamoci sempre qual è l’opportunità dietro l’ostacolo. E se fosse la libertà di essere finalmente la persona che siamo davvero? Di vivere come lo desideriamo? Di fare quel che abbiamo sempre sognato?

Passato il normale periodo di angoscia e di assestamento, è questo il tesoro nascosto che si nasconde dietro la curva, laddove l’elefantino non ha mai potuto andare a esplorare. Più facile a dirsi che a farsi, ne sono consapevole. Ma vale la pena di ricordarlo e le parole di Eveline ce lo dimostrano. Grazie a lei di averle volute condividere con noi e che siano di conforto a molte altre persone nella stessa situazione.

 

Chaînes déchirées

Je reprends le commentaire d’Eveline au post “écrire le conte de fée de sa propre vie” (archive de décembre), dans lequel on raconte l’histoire de l’éléphanteau qui, devenu grand et fort, n’arrive pas à déchirer les chaînes qui l’attachent à la bûche.

Nous vivons de la même façon. Les cordes qui nous emprisonnent sont invisibles car nous avons la fausse croyance qu’elles ne puissent pas être déchirées. Mais, bien de fois, nous ne voulons pas nous en débarrasser, car elles nous offrent de la sécurité. Sécurité que nous perdons au moment où elles ne sont plus là pour nous arrêter et, à ce moment, nous nous sentons perdu(e)s. Cela peut arriver à la suite d’un évènement difficile (un divorce, une maladie, un changement radical, peut-être même un décès). Bien souvent il nous faut faire face à une perte, concrète ou métaphorique, subie ou absolument nécessaire.

Déchirer les chaînes n’est guère facile. Mais, comme nous le dit Eveline, il y a là une opportunité à saisir. À chaque fois que nous nous confrontons à une situation difficile, il faut se poser la question: où est l’opportunité derrière l’obstacle? Peut-être la liberté d’être nous-mêmes, ou de vivre comme nous le désirons, ou de faire une chose dont nous rêvions depuis toujours?

Il y aura certainement une période d’angoisse avant de se stabiliser, mais il ne faut jamais perdre de vue le trésor que pourrait se cacher derrière chaque événement malheureux. Si nous ne le voyons pas, c’est car il est souvent derrière le virage, là où l’éléphanteau n’a jamais pu aller. Ce n’est pas facile, j’en suis consciente. Mais le commentaire d’Eveline nous redonne de l’espoir et j’espère qu’il puisse être utile à toute personne dans la même situation. Merci à elle de l’avoir partagé avec nous.

 

Broken chains

Eveline commented on December post « Writing our own fairy tale » saying that her chains broke all of a sudden because of a divorce, and she was set free, yet fearful to be. That is the point: the chains which tie us to the tree (as the elephant in the story I told) are limiting, for sure, yet so difficult to get rid of because the offer us security. When they chains break, we feel overwhelmed by events.

Eveline points out that a broken chain is indeed an opportunity to take. So, each time a difficulty arises, ask yourself: which is the opportunity I cannot see? Thank you Eveline, for having shared your experience with us.